Lorsque Ilia Malinin a retrouvé la glace olympique des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, il n’arborait ni paillettes ni costume d’apparat. Pas d’armure scintillante, pas de mise en scène grandiose : seulement un simple sweat-shirt, porté sur un vêtement plus épais, comme pour rappeler que, derrière le prodige, il y a d’abord l’athlète — concentré, sobre, déterminé.

Lorsque Ilia Malinin a retrouvé la glace olympique des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, il n’arborait ni paillettes ni costume étincelant. Pas d’armure de scène, pas de mise en scène flamboyante : seulement un simple sweat-shirt, porté sur un vêtement plus épais, comme pour affirmer une sobriété nouvelle, presque intime.

### Un retour très attendu

Le 21 février, à l’occasion du gala annuel de patinage artistique, le jeune prodige de 21 ans a été accueilli par une ovation. Un peu plus d’une semaine auparavant, ses espoirs de médaille d’or individuelle s’étaient brutalement envolés après une prestation marquée par deux chutes, qui l’avait relégué à la huitième place.

Surnommé le « Quad God », Malinin avait confié avoir été submergé par des « pensées négatives » juste avant d’entrer en piste le 13 février, une vague intérieure qui l’avait empêché de trouver sa concentration.

### Un programme sur la santé mentale

Pour le gala, libéré de la pression des juges et des médailles, il a présenté un programme poignant sur la musique *« Fear »* de NF. Fidèle à ce qu’il avait annoncé, la chorégraphie explorait le thème de la santé mentale.

Dès les premières notes, il a mimé le geste de repousser des notifications et des commentaires, symbolisant l’impact corrosif des réseaux sociaux. À travers ses mouvements, il donnait corps au tumulte intérieur, à cette lutte silencieuse que mènent parfois ceux que l’on croit invincibles.

Le programme, ponctué notamment de son célèbre salto arrière, s’est achevé dans une atmosphère chargée d’émotion. Sous les applaudissements nourris du public, le patineur est apparu submergé, comme si la glace était devenue, l’espace d’un instant, le lieu d’une confession.

### « Même les plus forts mènent des combats invisibles »

Quelques jours plus tôt, dans une publication Instagram, Malinin avait expliqué la démarche de son gala :

> « Sur la plus grande scène du monde, ceux qui paraissent les plus forts peuvent encore mener des combats invisibles en eux-mêmes. Même les plus beaux souvenirs peuvent être ternis par le bruit ambiant. La haine en ligne attaque l’esprit, et la peur l’entraîne dans les ténèbres, malgré tous vos efforts pour garder la tête froide face à cette pression incessante. »

### La tradition du gala

Le gala de clôture réunit traditionnellement les médaillés des trois disciplines du patinage artistique ainsi que d’autres figures majeures du circuit international. Cette année, on retrouvait notamment Alysa Liu, Amber Glenn, Madison Chock, Evan Bates, Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry.

Sans notes ni podiums en jeu, les patineurs y sont invités à laisser libre cours à leur créativité et à leur personnalité. Malinin et ses coéquipiers ont également participé à un numéro collectif plus tôt dans la soirée.

### Grandir dans la défaite

Dans un entretien accordé au magazine *People* quelques jours après la finale, Malinin a confié tirer de cette expérience une leçon essentielle :

> « Honnêtement, je pense qu’on apprend davantage de ses défaites que de ses victoires. Je suis convaincu que cette expérience me permettra de revenir plus fort, mieux préparé, en sachant exactement à quoi m’attendre. Participer aux Jeux olympiques pour la première fois est une chose ; y retourner en maîtrisant la pression et la préparation en est une autre. »

Derrière la figure spectaculaire et les quadruples sauts historiques, c’est donc un jeune homme lucide qui s’est présenté à Milan-Cortina : un athlète qui, au-delà de la performance, assume désormais de parler de fragilité — et de transformer l’échec en tremplin.

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